À propos

Annie Guerreiro

Je m'appelle Annie. J'ai 46 ans, et j'ai dû accepter de ne pas avoir les enfants que je voulais.

C’est la phrase que j’ai mis des années à pouvoir dire simplement, sans chercher à l’entourer de mots qui l’adoucissent ou la rendent plus présentable. C’est aussi la phrase qui est à l’origine d’Autrement Heureux.

Un parcours qui ne ressemble pas à ce que j'avais imaginé

J’ai fait des études de communication, puis travaillé plusieurs années comme consultante en recrutement. En 2010, une difficulté de santé m’oblige à repenser mon quotidien — limiter le temps sur écran, réduire les déplacements en voiture. Je me forme alors à la médiation familiale. Pendant un an, je travaille en stage dans un espace médiatisé, auprès de couples et de familles, sur des cycles complets. C’est un métier passionnant, qui demande beaucoup : beaucoup de présence, beaucoup d’énergie, beaucoup de disponibilité intérieure.

Difficile à tenir quand on essaie, en parallèle, de construire sa propre famille.

Une rencontre, quelques années plus tard, change ma trajectoire. Une femme que je croise presque par hasard me parle du portage salarial. Je l’écoute. Je plonge. Cela fait bientôt 8 ans que je co-gère une entreprise dans ce secteur, à Nantes. Je ne pratique plus la médiation, mais ce que j’y ai appris ne m’a pas quittée : écouter sans juger, tenir un cadre, créer les conditions pour que les gens puissent se parler vraiment.

Le co-développement, depuis 10 ans

Mon métier est riche en relationnel. Pour continuer à me former et à me confronter à d’autres regards, je me suis tournée vers le co-développement et j’en fais partie depuis dix ans. Dans ces groupes, on apporte une situation, on l’explore collectivement, on repart avec quelque chose. C’est exigeant et précis. C’est aussi ce qui m’a donné envie de créer quelque chose de similaire pour un sujet que personne, dans les groupes où j’ai cherché, ne semblait vouloir aborder.

Pourquoi Autrement Heureux

C’est mon histoire personnelle qui a fait naître ce projet. Pas une intuition professionnelle, pas une étude de marché. Le besoin que j’avais eu, et que je n’avais pas trouvé où déposer.

Accepter de ne pas avoir les enfants que j’espérais, ce n’est pas un événement daté. C’est quelque chose qui se vit dans la durée, souvent en silence, souvent seule — parce que l’entourage ne sait pas toujours quoi dire, et parce qu’on ne sait pas toujours où en parler sans que ça devienne pesant pour les autres.

Autrement Heureux, c’est l’espace que j’aurais voulu trouver. Un groupe de personnes qui comprennent sans qu’on ait à tout expliquer, animé par quelqu’un qui connaît ce chemin de l’intérieur, dans un cadre précis qui permet d’aller quelque part ensemble.

Je ne suis pas thérapeute. Je suis quelqu’un qui a traversé ça, qui sait tenir un groupe, et qui croit que parler avec des gens qui vivent la même chose — vraiment parler, pas juste se plaindre — peut changer quelque chose.

La première rencontre dure une heure, en tête à tête. Elle ne vous engage à rien. C'est le moment de voir si le groupe peut vous convenir.

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